Le changement climatique est un phénomène absolument naturel. Depuis des milliards d’années, le climat de la Terre a constamment évolué, avec une succession de périodes de glaciation et de périodes plus chaudes.

Ces changements s’expliquent par 3 grands facteurs : la position de la Terre sur son orbite (selon des cycles d’environ 100.000 ans), les fluctuations de l’activité solaire (avec des cycles de 11 ans), et les modifications dans la composition de l’atmosphère. Celle-ci contient des “gaz à effet de serre”, tels que le gaz carbonique (CO2) ou le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N20), qui permettent à la Terre de “piéger” une partie de l’énergie solaire. Sans cet effet de serre, la température moyenne du globe ne serait pas de 15 degrés, mais de -18 degrés (brrr… autant dire qu’on serait pas là pour en parler).

 

Voilà grosso modo le fonctionnement du climat.

Il se trouve que sur la période récente (un ou deux siècles), on constate un changement climatique important, avec notamment une forte hausse des températures moyennes de la Terre, de l’ordre d’un degré depuis 1870, et avec une accélération significative depuis les années 1970, et plus spectaculaire encore au milieu des années 2010.

Ce réchauffement brutal coïncide avec une élévation soudaine de la teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre (par exemple +150% pour le méthane depuis la révolution industrielle).

Ce phénomène est du au développement des activités humaines : les gaz à effet de serre sont émis de façon massive par l’industrie, l’agriculture intensive, les transports, la climatisation, etc., et en particulier par la combustion des carburants fossiles (le charbon, le pétrole et le gaz).

Tous ces phénomènes font aujourd’hui l’objet d’un consensus scientifique presque total. Les différents rapports du GIEC (Groupement international d’experts sur le climat) ne sont plus contestés que par quelques auteurs totalement déconsidérés dans la communauté scientifique, et qui sauf exception ne sont pas climatologues.

Il reste encore beaucoup d’incertitudes sur l’amplitude du phénomène, car il est très difficile de faire des projections à long terme dans une matière aussi complexe. Mais il est sûr que même si le réchauffement climatique se limite à 1,8 degré à la fin du siècle (ce qui est le scénario bas retenu par le GIEC), cela resterait la hausse de la température la plus brutale que la Terre ait jamais connu, et cela entraînerait un bouleversement radical. A titre d’exemple, sous la dernière ère glaciaire, il y a 20.000 ans, la température était de 5 degrés inférieure à celle d’aujourd’hui, mais le niveau de l’eau était inférieur de 120 mètres environ (on pouvait passer de France en Angleterre à pied). Quelles seraient les conséquences si la Terre devait encaisser une hausse de ou 5 degrés en seulement 150 ans?

Le plus inquiétant est que le changement climatique est peut-être en train de “s’emballer” et de devenir indépendant des activités humaines. En effet, les gaz à effet de serre libérés par les activités humaines ont une durée de vie longue, si bien que le changement climatique a une forte inertie. Si on cessait totalement et du jour au lendemain toute émission de CO2, l’effet de serre et la température moyenne du globe continueraient à augmenter pendant plusieurs décennies (la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère est de 100 ans). Par ailleurs, le réchauffement climatique pourrait s’emballer parce qu’il est à l’origine de certains phénomènes qui à leur tour entraînent une augmentation de l’effet de serre. Par exemple, les surfaces enneigées et glacées limitent l’effet de serre, car elles sont blanches et elles renvoient une partie importante du rayonnement solaire vers l’espace (effet albedo). Or quand les glaciers et les banquises fondent, cela laisse place à des surfaces sombres qui absorbent bien plus le rayonnement solaire, ce qui accentue l’effet de serre… et le réchauffement!

La situation est donc préoccupante, car les conséquences potentielles du changement climatique en cours sont gigantesques et potentiellement catastrophiques : hausse du niveau des mers, augmentation des “phénomènes climatiques extrêmes” (sécheresses, crues, cyclones…), recul des glaciers (qui sont aujourd’hui des réserves d’eau douce permettant d’irriguer pendant la saison sèche)… Autre conséquence, la transformation des aires de peuplement des espèces animales et florales (vers le nord, vers le sud, vers les sommets ou vers la plaine), qui commence déjà à désorganiser totalement certains écosystèmes car elle est beaucoup trop rapide pour qu’ils puissent s’adapter correctement…

 

Bon, la leçon de tout ça, c’est qu’on a vraiment INTERET à changer nos pratiques et à consommer beaucoup moins d’énergie fossile, et VITE!!!